Voilà un mois que je me suis exclue du monde connectée.

J’ai fêté mes trente ans, en petit comité, mais avec beaucoup de joie, et quelques larmes évidemment. Les miennes, celles de mon père.
J’ai eu la chance de partager un moment intense avec eux tous.
J’ai aussi accepter après un très long travail sur moi, le fait indiscutable que mamie allait partir et que rien ne changerais cela. Ça y est je l’accepte, je suis toujours révoltée, mais je l’accepte.
Je me suis accordée des vacances aussi, j’en avais vraiment besoin.
Aller à Strasbourg, revoir ma meilleure amie et vivre dans son cocon digne du plus beau cabinet de curiosité que j’ai eu l’occasion de voir, entouré de ses plantes, ses livres, et tout son univers m’a fait revenir bien plus apaisée que jamais.
Je suis moins angoissée, je relativise plus.
J’ai fait mon deuil de certaines choses.
Je n’ai pas encore mis au clair tout ce que je souhaite dire à tout le monde, mais l’essentiel.
Comme cet ami dont j’ai entamé le deuil, qui revient d’un coup dans le champs de ma conscience (toujours quand tu te dis ça y est c’est fini, et pouf! il pop là).
J’avais l’intention de le bannir de ma vie, après trop de souffrance, d’attentes, de déceptions. Je suis encore trop faible pour être catégorique avec lui, j’avais beaucoup de choses à lui reprocher, beaucoup d’amertume, mais je n’ai pu lui montrer que ma patience, et mon amour, malgré toutes les fermes intentions que je nourrissaient jusque là. Je suis décidément trop bonne ou bête.
Mais l’avenir sera peut-être plus clément avec moi en me surprenant à son sujet. Alors la page reste encore à écrire. Je donne sa chance sans grande conviction néanmoins.

Et puis je jardine, voilà que j’accueille dans mon univers de nouvelles plantes pour mon chez moi. Ça me détends, c’est bon pour mon moral.

Je continue mon yoga, mon abstinence totale à la clope, et ça me va bien.

Je serais presque heureuse. Presque, il manque un peu de saveur, de piment, de condiments pour que ma vie pétille de nouveau, comme ce champagne que l’on boit.
J’ai la sensation d’être passé à côté de quelque chose, quoi? Qui?

Ah et puis l’Amour ! Je l’ai rencontré, c’était chouette, mais il est partie aussi vite qu’il est arrivé. J’en viens presque à me dire que tout cela n’a jamais existé, et que, encore une fois, l’amour n’existe pas, c’est une lubie pour cerveau pour supporter une existence solitaire quand on a pas les épaules pour pouvoir y arriver.
Ouais je sais c’est un peu désespérant ! Mais tant que je n’ai pas rencontré cette personne capable de partager avec moi je n’y croirais pas.

A 30 ans j’ai bien le droit d’avoir des exigences après tout.

Bon allez je vous laisse avec ce morceau que j’ai fait passer à la radio Nova pour mon anniversaire !

 

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